Texte déposé
Le Conseil fédéral est prié de répondre aux questions suivantes : Quelle est la contribution du TIM à la charge thermique locale dans les villes suisses ? Quelles connaissances existe-t-il sur la chaleur résiduelle des moteurs à combustion et électriques, des climatiseurs, des freins et d’autres composants ? Quelles mesures ou modélisations sont disponibles pour les villes suisses, notamment concernant l’effet du TIM durant les périodes de chaleur sur les températures de l’air et des surfaces ? Quelle est la contribution d’autres sources de chaleur anthropiques telles que les bâtiments, les climatiseurs, l’industrie, les infrastructures de transport et la consommation d’énergie ? Quel effet les routes, les places de stationnement et les autres surfaces de transport imperméabilisées ont-elles sur le réchauffement local et le refroidissement nocturne ? Quelles connaissances existe-t-il sur l’effet d’une réduction du TIM durant les périodes de chaleur sur la température, la qualité de l’air, le refroidissement nocturne, la consommation d’énergie et la charge sanitaire ? Quelles expériences existent dans d’autres villes européennes en matière de restrictions temporaires de la circulation durant les périodes de chaleur ou lors d’une forte pollution atmosphérique simultanée ? Le Conseil fédéral voit-il la nécessité d’une étude scientifique sur la contribution des transports et d’autres sources de chaleur anthropiques à la charge thermique urbaine en Suisse ? L’OFROU a-t-il déjà reçu le mandat de mettre en œuvre des projets de recherche correspondants sur le TIM, la chaleur et l’adaptation au climat et, le cas échéant, comment un tel mandat sera-t-il adapté après cet été ? Le Conseil fédéral est-il prêt, lors du développement de la stratégie d’adaptation au climat, à davantage prendre en compte des mesures visant à réduire les sources de chaleur anthropiques, en particulier le TIM, et à soutenir les villes et les communes dans l’élaboration de plans d’action contre la chaleur correspondants ?