Le Conseil fédéral est prié de répondre aux questions suivantes : Tous les cantons disposent-ils d’une gestion institutionnalisée des menaces conformément aux recommandations de la Prévention suisse de la criminalité ? Si non : lesquels ne disposent pas d’une telle gestion ? En quoi les gestions cantonales des menaces diffèrent-elles en matière de base légale, de compétences, de ressources et de collaboration interdisciplinaire ? Quelles exigences minimales la Confédération recommande-t-elle pour une gestion cantonale efficace des menaces ? Comment l’échange d’informations entre les cantons est-il assuré lorsqu’une personne considérée comme dangereuse change de canton de domicile ou séjourne dans plusieurs cantons ? Comment fonctionne la collaboration entre la gestion des menaces, la police, la poursuite pénale, les services de santé et les services sociaux ainsi que d’autres services spécialisés ? Le Conseil fédéral estime-t-il qu’il est nécessaire d’instaurer des normes minimales contraignantes dans toute la Suisse sans supprimer la compétence cantonale en matière de gestion des cas ? Quelles connaissances existe-t-il concernant des cas dans lesquels, malgré des signaux d’alerte, des délits de violence graves ont ensuite été commis ? Ces cas font-ils l’objet d’une évaluation systématique et d’un partage intercantonal ?