En Suisse, on estime que 500’000 ménages privés emploient des personnes pour des travaux de nettoyage, la garde d’enfants ou le soutien de proches nécessitant des soins. Bon nombre de ces rapports de travail ne sont probablement pas déclarés correctement. Pour les personnes concernées, cela signifie une absence de couverture sociale et une protection moindre de leurs droits découlant du droit du travail. Le Tagesanzeiger en a fait état. Depuis 2008, une procédure simplifiée permet de décompter facilement ce type de rapports de travail. L’utilisation de cet instrument évolue toutefois dans la mauvaise direction: en 2025, quelque 66’000 employeurs y recouraient encore. Quatre ans auparavant, ils étaient environ 100’000. Cela correspond à un recul d’environ un tiers. Les contrôles ont également nettement diminué. Selon le rapport du SECO sur la lutte contre le travail au noir, environ 700 contrôles ont encore été effectués dans des ménages privés en 2021. En 2025, ils n’étaient plus que 239. Rapporté aux quelque 500’000 ménages concernés estimés, seule une part infime fait ainsi l’objet d’un contrôle. Pourtant, le projet de révision du Conseil fédéral de la loi fédérale concernant la lutte contre le travail au noir ne prévoit aucun instrument spécifique pour les ménages privés. Les emplois de faible ampleur nécessitent précisément des solutions simples afin qu’une déclaration correcte n’échoue pas face aux obstacles bureaucratiques.